Multiplex

Une rencontre
Multiplex est né de la rencontre de trois structures de création :
Les souliers rouges, Sumo LP et Lalu création.
« Les souliers rouges » est une compagnie de danse/théâtre
« Sumo LP » est une structure musicale.
« Lalu » est un studio de création graphique.

L'équipe artistique
LALU
Laurence Gaignaire
Archi & Ophélie

SUMO LP
Ilan Albou
Bruno Lasnier
Sébastien Trouvé
LES SOULIERS ROUGES
Chris Egloff
Marjorie Hertzog
Pierre-Yves Massip
Gaëtan Peau
Céleste Pellissier
Philippe Sazerat
Nadia Vadori

Déjà associés pour les spectacles précédents : « Motion et Motion » et « La femme squelette » pièces mises en scène et chorégraphiées par Nadia Vadori, nous avons décidé de prolonger l'aventure.
Un langage commun
Cette expérience partagée nous a permis de développer un langage commun aux frontières de nos diverses disciplines artistiques. C'est un espace d'invention qui s'est ouvert à nous. Ensemble, nous avons décidé de poursuivre l'exploration de ce territoire de transversalités  au sein duquel le mouvement, la musique, la vidéo, la danse, la lumière se mêlent, s'unissent, s'opposent, se fondent, se surprennent et se répondent.
Le nom du vaisseau : improvisation
Multiplex est un spectacle d'improvisation. Des performeurs investissent les lieux et construisent en direct une architecture mouvante. L'improvisation est ici une forme d'écriture. C'est la liberté que nous donnons en spectacle, la liberté de chaque acteur, la liberté d'un groupe. C'est la liberté, c'est-à-dire l'invention de nos propres limites, c'est-à-dire leur remise en question. Interconnectés, pris dans le flux de l'improvisation, nous vous proposons un spectacle vivant.
Le dispositif
Les spectacles-performances sont des sessions de 60 minutes au cours desquelles sont improvisées la danse, la parole, la musique et la vidéo. Les performeurs ont une grammaire gestuelle commune à partir de laquelle ils composent. Les musiciens (guitare et contrebasse) improvisent sur une matière sonore évolutive, re-mixée en direct à de multiples voix (chants du monde, fragments de discours ou de pensées, interview ou scènes de films). Le caméraman évolue parmi les performeurs. Ce qu'il filme est projeté en temps réel sur grand écran. - un décompte lumineux indique le temps de jeu restant. Il part de 60 et décroit jusqu'à 0.
Le scénario
Il n'y en a pas. Et pourtant il se passe quelque chose d'intéressant, de risqué, de surprenant. Un groupe d'artistes délivre sous vos yeux le fruit de plusieurs mois de travail en commun. Là, dans l'instant, ils inventent une histoire unique pour une représentation unique. Rompus à la pratique de l'improvisation collective, ils vous entraînent dans leurs dialogues inattendus, dans leurs élans, leurs connivences, leurs affrontements. Ils comptent des moutons électriques, s'envoient des messages d'amour, se brisent le coeur en direct. Ils s'envolent et ils disparaissent, ils découvrent des passages secrets. Ils ne savent pas où ils vont, mais ils savent comment y aller.
Improvisation, liberté et poésie du mouvement
Par besoin d'être rassurés ou par habitude, nous cherchons des modèles et des formes préétablis que nous pouvons identifier. L'invention poétique engage sans cesse à découvrir de nouveaux territoires de représentation du réel. L'énergie en mouvement circule entre les corps et les formes et inscrit dans le temps extérieur de la performance, la manifestation d'un temps intérieur nourri d'émotion, de sensation et de perception. Rien d'immatériel dans tout ceci, mais au contraire, une incarnation  suffisamment assumée pour permettre une expression libre. Préparer un spectacle d'improvisation nécessite une pratique régulière et de nombreuses répétitions. L'ensemble des interprètes se constitue ainsi un langage commun élaboré à partir d'une série de possibilités répertoriées et basé sur une connaissance approfondie des partenaires. À chaque session de répétition et après visionnage de la bande précédente. je propose un axe de travail, qui concerne soit le rapport à la musique, soit le mouvement dansé, soit le jeu et la parole, soit le travail d'axe avec la caméra, le solo, l'ensemble, etc.. Nous construisons ainsi une infrastructure pour l'improvisation. J'ai réuni un groupe de performeurs qui ont des techniques corporelles très diverses. Certains sont plutôt danseurs, d'autres plutôt acteurs, mais tous naviguent entre les deux territoires. Les orientations de chacun sont aussi variés que (danse contemporaine, cirque, hip hop, mime, capoeira, théâtre). Cela ouvre un éventail de possibilités et de langages. Le point commun entre tous est le jeu. Même lorsque nous dansons, nous jouons. Nous dessinons dans le temps et dans l'espace l'élan ressenti dans l'instant. Nous conversons avec les images et la musique. Tantôt joués, tantôt dansés, se constituent ainsi des solos, des duos, des trios ou des ensembles. Ces associations, toujours changeantes,  peuvent être narratives, mais sont toujours poétiques. La transmission, l'empathie et la complicité sont essentielles dans nos improvisations. Nous recherchons le contact avec le public, nous dansons non seulement pour transcrire une sensation intime vécue dans l'instant mais pour l'adresser et la transmettre à un semblable : spectateur ou partenaire-improvisateur.
L’improvisation musicale et sonore
La formation :
Contrebasse : Ilan Abou
Guitare : Bruno Lasnier
Machines, Rhodes, Percus : Sébastien Trouvé
Afin de rendre cette expérience personnelle, il nous a semblé important , avant de créer le « trio », de réfléchir à l’esthétique générale, basée sur la rencontre.
Développer un processus d’écriture immédiate entre guitare et contrebasse, mêlée à une construction sonore évolutive (fragments de discours, scènes de film, rythmes issus du corps…) traitée en temps réelle (sampling, filtrage, édition…)
Peuvent ainsi se côtoyer une flûte traditionnelle japonaise, une rythmique constituée de sons de bouche et de frottements, et un chant inuit, prolongeant l’idée d’aller chercher dans l’improbable la rencontre inattendue, l’accident délicieux, fait de matières sonores réelles ou numériques. Y trouver le chant qui raconte, de façon presque pointilliste, par touches, couches successives, de l’abstrait à l’hyperréalisme.
Cet étrange contrepoint devient plus déroutant, provocateur et c’est sur cette harmonie chaotique que l’improvisation se tisse.
Avec les interprètes, la communication se fait sur un mode réactif. L’envie, par le « morphing » de toutes ces sources, est de placer l’esprit dans un état d’éveil permanent, état idéal pour la rencontre et son inévitable écriture immédiate.
La vidéo
Il y a quelqu’un qui filme. Parmi les performeurs, performeur lui-même,il porte son attention à l’épaule et donne à voir à l’assistance.
Cadré par l’objectif, le tressage infini des parcours et des jeux se projette en temps réel sur grand écran par liaison H.F.
C’est comme un miroir au reflet déporté et sur lequel une certaine vérité se révèlerait.
L’axe de l’optique scanne l’espace, se perd, se fixe, s’approche.
L’air de rien, un danseur chevauche l’axe et se laisse emporter, l’air de rien, un acteur s’en empare et lui fait suivre un parcours obligé.
Le spectateur voit tout cela. Il a sous les yeux les reflets multiples et simultanés de l’action en cours. Il a le jeu et le reflet du jeu. À lui d’y repérer les sept différences.
Le décor et les costumes
Le décor se compose exclusivement d’un écran et d’un vidéo projecteur relié par liaison HF à la caméra.
En ce qui concerne les costumes, le choix s’est porté sur la sobriété. L’important étant de voir les corps et le tempérament de chacun. Nous voulions également conserver une unité d’ensemble. les costumes sont des T-shirts fluides, blancs, à manches courtes avec une encolure en V. Chacun a un mot imprimé dans le dos (noureïev, pivoine, open bar, salade de papaye, vif argent, doude, sea, nob, brain dammaged)
Le bas est noir (collant, ou jupe, ou pantalon)
La lumière
Philippe Sazerat improvise la lumière en direct. (texte à suivre)
L’intime, le multiple, le simultané
Les temps, les âges se superposent. J’ai l’impression d’avoir à la fois quatre ans, trente ans et cent...
Cette simultanéité de la sensation s’étend également à ma perception du monde: Les événements passés coexistent, enchevêtrés à ceux qui sont en devenir et le présent est la vibration de cette conjugaison. L’état d’être est cette simultanéité vécue dans le corps. La multiplicité concerne aussi les évènements: des choses, sans lien visible, coexistent. De l’intime, on passe à la multitude et inversement.
L’interaction s’étend également aux moyens mixés que nous employons. Nous cherchons à tisser une étoffe émotive et vivante au sein de laquelle différents éléments s’imbriquent et se contaminent dans une structuration sans cesse réinventée. Les systèmes de référence s’émoussent. Plus seulement question d’épurer ou de clarifier mais de conjoindre et de faire se fondre les frontières entre elles.
La pulsation, la matière, le vivant, ne sont ni lisses ni explicites. Ils se ressentent de façon mystérieuse et mêlée. Nous explorons un univers de transversalités, une matrice charnelle dans laquelle la vie et la mort me semblent accouplées N.V
Cours/Ateliers/Masterclasses
En parallèle, ou indépendamment, La compagnie peut intervenir auprès des groupes d’art dramatique, de danse, ou ateliers locaux, pour les initier à cette grammaire jouée-dansée.
Option : Les participants aux ateliers peuvent se joindre en fin de parcours à l’improvisation publique avec la compagnie.
Durée :
à déterminer. (2 heures - 4 heures - 8 heures - plusieurs jours).
Public concerné :
- acteurs, danseurs, professionnels ou amateurs, adultes et jeunes adultes
à partir de 16 ans.
- adolescents.
- enfants à partir de 6 ans.
Contenu:
L’atelier se déroule en musique et débute par un échauffement.
Nous proposons une approche ludique du partenaire et de la situation de jeu, une exploration du non dit et un travail corporel sur les rythmes, le rapport à l’espace et les gestes quotidiens. Sont privilégiés la relation à l’autre, l’engagement émotif et physique et la recherche de jeu. Ce travail aboutit à des séquences chorégraphiques individuelles, ou en duo et à des improvisations de groupe.
Le jugement n’intervient pas. On est invité à laisser libre cours au mouvement et à déboucher sur une écriture chorégraphique.
Ces ateliers sont en lien direct avec le travail de la compagnie.
nombre de participants:
8 minimum
Cours, actions et atelier s effectués:
1998- 2000Cours à l’atelier du Théâtre du Rond Point.
Depuis 2001 : Cours d’expression corporelle et d’écriture chorégraphique en direction des élèves d’art dramatique des conservatoires des 7e, 9e, 11e, 14e arrondissements de Paris.
2003-2004.Masterclasses et Stages à l’école Ael Mat.
2004. Ateliers de Pratique artistique danse avec le collège Pasteur de Villejuif.
2005. Ateliers de Pratique artistique avec l’école de danse de Villejuif.
2005. Interventions auprès des lycées Darius Milhaud, Eiffel et le collège Jean Lurçat de Villejuif en accompagnement de « la Femme squelette ».
2005. Ateliers avec le groupe de danse de l’Université ParisII.
2005. Atelier avec le Groupe de Théâtre amateur du Théâtre Romain Rolland à Villejuif.
2005. Atelier auprès des patients du CCAA. TP. De L’Hay les Roses.
2005. École du spectateur au Lycée Van Dongen de Lagny.
2005. Ateliers avec les terminales au Lycée Van Dongen de Lagny.
2005. Ateliers de 80 heures avec l’école des pointes (maternelle à CE2) de Thorigny.